BAD TRIP Culinaire au COSTA RICA

Ou tiens Psoriasis te revoilà !

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Bien évidemment selon les destinations, les écarts vont être modérés, il y a du choix, mais là je crois que je viens de vivre un des “pires” lieux de vacances pour une personne comme moi, soucieuse de manger sainement et qui, surtout, veut combattre le psoriasis.

Petite précision : j’ai eu la chance de pas mal voyager par le passé, j’ai donc des éléments de comparaison.

Et pourtant le Costa Rica est magnifique avec une politique en matière de protection de l’environnement et des règles sociales très en avance sur nous.

Mais la cuisine n’est pas son truc, en tous cas pas encore !

Mon mari n’est pas difficile, il se laisse même volontiers tenter par la junk food, mais là ….

Certainement que dans les hôtels de luxe, la clientèle peut se régaler de repas beaucoup plus raffinés, mais je n’étais pas de cette clientèle 😉

Maintenant soyons concrêts.

DEBUT DU SEJOUR : Culpabilité, Etats d’âmes, panique à bord…

PETITS DEJEUNERS

Attablée devant mon premier petit déjeuner, les rouages de mon cerveau ont déraillé et de la fumée sortait de mes oreilles: mais qu’est ce que je vais manger bon sang ? person-1627693_640

Choix de mon premier hôtel : riz + haricots noirs, jambon, oeufs brouillés, pain, céréales, lait, pain, pain de mie, beurre, confiture, café, thé ou tisane et fruits frais (hourra !)

J’ai opté pour du pain de mie complet avec beurre, camomille et fruits frais (ananas + papaye). Je vous dis pas la culpabilité !

Au bout de 2/3 jours j’ai arrêté de me prendre le chou, après tout je n’avais pas le choix, il fallait me nourrir et n’avaler que des fruits, euh pas pour moi ! Je suis pour un régime alimentaire sain pas pour l’anorexie !

A l’hôtel suivant, j’ai choisi des oeufs brouillés avec du pain, de la confiture et des fruits frais, accompagnés de ma camomille que j’ai retrouvé à beaucoup d’endroits d’ailleurs… Les autres choix étant petit déjeuner continental (donc des viennoiseries) ou les fameux haricots + riz.

Au bout de quelques petits déjeuners, j’étais écoeurée des oeufs, plus ça allait plus ma ration augmentait !

Puis le dernier jour dans cet hôtel, quand Don José, le gentil serveur, m’a demandée si je ne voulais pas des pancakes (vu qu’il trouvait mon petit déj’ un peu ennuyeux), et bien figurez-vous que j’ai dit “OUI !” triple “OUI !”. L’extase !

Et enfin dans le dernier hôtel ce fût l’orgie !

Nous étions logés chez une allemande qui faisait ses brioches, gâteaux, confitures ” maison”, alors là je me suis gavée !

Mais oui ! Le petit déjeuner était le seul repas de la journée avec des produits appréciables, interdits de régime, mais très goûteux …

Néanmoins j’avais toujours cette ombre d’angoisse au-dessus de ma tête. : la peur des conséquences. Mais le sort en était jeté !

DEJEUNERS + DINERS

CATASTROPHIQUES !

Voici un échantillon de ce qui nous était proposé et de ce que j’ai mangé :

 

Que ce soit clair, mon but n’est pas de mettre à mort le Costa Rica, non ! Juste la nourriture costa ricaine !

Et simplement de mettre en évidence la confusion d’une personne habituée à faire sa popote dans sa cuisine, entourée de ses ingrédients préférés et sains, qui sort de sa zone de confort et se retrouve confrontée à la réalité culinaire !

Donc, nous avons souvent trouvé associés dans le même assiette, du riz + pâtes + pomme de terre + haricots ou alors riz + frites. Oh la la !

Question protéines, le poulet et le poisson, produits phares, étaient automatiquement frits avec une panure. Et puis bien sûr il y avait les fameuses tortillas, qui natures se révèlaient désagréables, mais accompagnées de poulet et de fromage fondue elles étaient tout à fait mangeables. Question diététique, on repassera encore !

Et encore je n’ai pas mangé leur espèce de grosse tortilla de fromage frit (voir 1ère photo), plat national qui nécessite quelques mois d’adaptation dans le pays pour ne pas être malade (dixit notre logeuse allemande !).

Bref, j’arrête la mise à mort !

En fait, les costa ricains ne paient pas de taxes sur les produits alimentaires de première nécessité, tels que le riz, les pommes de terre, les haricots etc… Voilà pourquoi on en trouvait inévitablement dans nos plats surtout dans les petits restaurants familiaux. Et tous réunis dans la même assiette 🙂

Pour les restaurants plus “riches” il n’y avait cependant pas tant de différences … D’ailleurs les pizzerias sont considérées comme des restaurants de bon niveau là bas. Pas le top pour quelqu’un qui souffre de pso !

Le problème c’est qu’il n’y a pas le choix, c’est quasiment tout le temps les mêmes plats.

Donc, cette cuisine est le résultat d’un impératif économique et d’un manque de “culture” culinaire ou d’une ouverture culinaire. Parce que, inutile de vous dire qu’ils sont envahis par les chaines de fast food.

Petite anecdote : j’ai trouvé une fois un stand de fruits vendant des smoothies, jus et salades frais. Chouette ! Avec délectation et soulagement je me suis pris une petite salade de fruits que j’ai englouti.

animals-1974166_640Vous auriez vous mon air scandalisé quand je suis repassé devant le stand et que j’ai pu voir la vendeuse ouvrir des conserves de fruits coupés afin de les présenter sur son étal !

Dingue ! Alors qu’ils ont des fruits frais à profusion !

 

 

RESULTAT SUR MA PEAU 

Je pense que vous êtes très curieux de connaitre les conséquences de tout ça ! Je vous comprends !

Ben, il est arrivé ce qui devait arriver ! Durant le séjour je n’ai pas trop senti de “mouvements” au niveau de ma peau. Le fait de m’être baignée un peu (plage, sources d’eau chaude, piscine d’eau de source naturelle) a du estomper les effets de cette mal-bouffe. Mais par contre dès que je suis arrivée chez moi, assommée par le décalage horaire (en  plus) ma peau s’est mise à hurler !

Plein de petits points sont apparus sur mes bras, dos et un peu les cuisses. Et mes “vieilles” plaques se sont mises à peler, peler !

Pfff  ! (Les photos dans ce post “Le syndrome post costa ricain)

Inutile de pleurer, j’ai tout de suite repris mon régime de guerrière. Je mettrai du temps à me soigner, je le sais mais j’y arriverai. J’ai déjà des plaques qui blanchissent et se sèchent, par contre d’autres ont l’air tétu.

Mais bon, qu’est-ce qu’il faut faire ?
Voyager ou continuer son régime sans danger en restant chez soi ?
Chacun voit midi à sa porte,
Mais moi je dis que ça NE m’empêchera pas de voyager !

Sachant que de mon cas, ce n’est pas si dramatique.

Si je souffrais de pso palmo plantaire, je serais beaucoup plus prudente par contre !